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C'est mal Barre...

Désormais, tu t'appelleras Raymond...

Si-dé-ré... Voilà, je suis totalement sidéré. Raymond, mon Raymond. Planquer 7 millions d'euros en Suisse... Pas possible... Toi mon héros, mon phare, ma référence, mon menteur, pardon, mon mentor...

Quelle tripapistouille mon cochon. Je sais. Ça n'existe pas comme mot. Mais je n'en ai pas d'autre pour qualifier ton infamie, toi le donneur de leçons de probité, mon professeur préféré à Sciences-Po (tout ça pour dire que j'ai fait Sciences-Po, le vrai, celui de Paris, à l'époque où il y avait un examen d'entrée), ce sage pour lequel j'ai un peu milité, que j'ai ouvertement soutenu aux présidentielles (tout le monde se fichait de mon soutien, je vous rassure), malgré une affiche bien pourrie, bien bleue, bien naze.

Eh bien voilà. Toi aussi tu as fait dans la bricole...

Je hais la politique et les politiciens depuis 1980. J'étais apparatchik dans un parti de l'extrême-centre. Je me disais que le choix était judicieux puisqu'il allait pouvoir me permettre de la jouer un jour Baycron-Marou, un coup à gauche, un coût à droite, et de faire carrière dans ce que je pensais être une voie. Eh bien non. Deux années passées boulevard Saint-Germain auront suffi à me lasser, ma fatiguer de tant de nonchalance et de mépris pour les gens. Il y avait des exceptions certes... André, Pierre, Bernard, Denise... Mais les autres, mon Dieu. De temps en temps, j'en vois encore quelques-uns pérorer à la télévision et tenir le discours convenu de la petite politique. J'ai un peu honte d'avoir été des leurs. Bon, deux ans seulement. Je suis pardonné.

Raymond, du bas de ton purgatoire, sache que je ne prononcerai plus ton nom sans ressentir l'amertume acide de la trahison. Peu importe d'où viennent ces 7 millions. Si tu les as piqués au jeune Balkany d'alors, tu n'es même pas pardonné. En fait, je suis totalement dévasté. Je ne t'appellerai plus que par ton prénom tiens, tellement j'ai la haine... Raymond...

Il me reste l'autre Raymond (Aron) et Emil Cioran. Je ne vois pas trop le premier tripatouiller aux Caïmans ou au Liechtenstein, même s'il faut toujours rester vigilant. Et je ne pense pas que le second ait accumulé suffisamment de sous pour ouvrir un compte offshore ailleurs que dans son pays d'origine. Ah Cioran... Pourquoi ne t'es-tu pas présenté aux dernières élections présidentielles?..

Peut-être parce que tu étais déjà mort...

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